7.11.4 La mort de Jésus – différentes interprétations
Après avoir examiné en détail les trois clés bibliques et historiques — l’agneau pascal, les sacrifices et le serviteur souffrant — et vu comment elles ont été relues par les disciples à la lumière de la croix, examinons maintenant les grandes théories théologiques qui ont été proposées pour interpréter le sens de la mort de Jésus.
1. Hypothèse de la substitution pénale (protestantisme évangélique et réformé) #
Résumé : Cette hypothèse enseigne que le péché mérite la mort. Jésus, bien qu’innocent, a subi à notre place le châtiment que nous méritions. Par sa mort, il prend sur lui notre condamnation afin que nous soyons justifiés devant Dieu.
Passages bibliques :
Romains 6:23 : « Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur. »
→ Le péché conduit à la mort, comprise comme conséquence ou sanction du péché.
2 Corinthiens 5:21: « Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. » → Ce verset est souvent interprété comme un échange : Jésus assume notre condition afin que nous soyons déclarés justes.
Éphésiens 1:7-8: « En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce, que Dieu a répandue abondamment sur nous par toute espèce de sagesse et d’intelligence. » → Le sang du Christ est compris comme le moyen du rachat et du pardon.
Hébreux 9:12, 14, 22 : « [Christ] est entré une fois pour toutes (…) avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle. (…) Combien plus le sang de Christ (…) purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes (…) Sans effusion de sang il n’y a pas de pardon. » → Le sacrifice du Christ est présenté comme l’accomplissement définitif du système sacrificiel ancien. Il remplace celui des sacrifices et assure le pardon définitif.
Autre passages souvent mentionnés mais mal interprétés:
1 Jean 2:1-2 : « Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste.
Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier.»
→ Jésus n’est pas présenté comme celui qui subit une peine à la place des pécheurs, mais comme un intercesseur auprès du Père : l’expiation y désigne la restauration de la relation brisée par le péché, dans une perspective relationnelle et non pénale..
1 Pierre 1:18-19 : « Ce n’est pas par des choses périssables (…) que vous avez été rachetés (…) mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache. »
→ Pierre n’évoque pas une punition transférée, mais une libération : le langage du “rachat” renvoie à l’Exode et à l’affranchissement d’un esclavage spirituel, le sang du Christ étant présenté non comme le châtiment exigé par Dieu, mais comme le don précieux par lequel Dieu délivre et purifie son peuple.
Note: La substitution pénale repose presque exclusivement sur certaines formulations de Paul, interprétées dans un cadre juridique particulier. Pierre et Jean utilisent parfois un langage sacrificiel, mais sans structure pénale explicite.
Qui soutient cette hypothèse ?
- La majorité des Églises protestantes évangéliques, réformées et luthériennes.
- Elle est fortement marquée par l’héritage de la Réforme (Luther, Calvin).
- Elle est encore aujourd’hui défendue officiellement par de nombreux courants protestants, en particulier au sein du calvinisme et de l’évangélisme anglo-saxon.
Citations officielles ou représentatives:
Confession d’Augsbourg (1530), article III (foi luthérienne) :
« Il est aussi enseigné que Dieu le Fils s’est fait homme pour réconcilier et justifier le monde devant Dieu. »
→ La justification est possible parce que le Christ a porté le jugement pour nous.Catéchisme de Heidelberg (1563), question 60 (tradition réformée) :
« Dieu m’accorde et m’impute la justice parfaite du Christ, comme si je n’avais jamais commis ni eu aucun péché, et comme si j’avais accompli moi-même toute l’obéissance que Christ a accomplie pour moi. »
→ Le Christ subit la peine et nous revêtons sa justice.Déclaration de la Gospel Coalition (réseau évangélique réformé, 2017) :
« Sur la croix, Jésus-Christ a pris sur lui-même la peine que méritait notre péché, subissant la colère de Dieu en notre faveur, afin que nous soyons réconciliés avec Dieu. »
Lien avec Yom Kippour1 :
Dans la perspective de la substitution pénale, la mort du Christ accomplit et dépasse ce que symbolisait Yom Kippour.
Hébreux 9:11-12 : « Christ est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle. »
→ Jésus est le grand prêtre parfait, offrant son propre sang.Hébreux 9:22, 26 : « Sans effusion de sang il n’y a pas de pardon. (…) Il a paru une seule fois pour abolir le péché par son sacrifice. »
→ Le pardon définitif est lié à l’effusion unique du sang du Christ.Hébreux 10:10, 14 : « Nous sommes sanctifiés par l’offrande du corps de Jésus-Christ, faite une fois pour toutes. (…) Par une seule offrande il a rendu parfaits pour toujours ceux qui sont sanctifiés. »
→ Le sacrifice de Jésus est unique et définitif, contrairement à Yom Kippour répété chaque année.1 Pierre 2:24 : « Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois. »
→ Jésus porte les fautes de l’humanité, comme le bouc de Yom Kippour.
👉 Ainsi, dans cette hypothèse, la croix est comprise comme l’accomplissement ultime de Yom Kippour : Jésus est à la fois le grand prêtre, l’agneau sacrifié et le bouc émissaire, portant sur lui les fautes du peuple pour ouvrir un accès définitif au pardon.
Lien avec l’agneau pascal
Dans l’hypothèse de la substitution pénale, Jésus est interprété comme le véritable agneau pascal qui préserve de la mort et libère du jugement.
- Jean 1:29 : Jean-Baptiste proclame : « Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. » → Jésus est identifié comme l’agneau dont le sang sauve.
- 1 Corinthiens 5:7 : « Car Christ, notre Pâque, a été immolé. » → Sa mort est comprise comme la Pâque ultime, qui assure une délivrance définitive.
De même que le sang de l’agneau protégeait les maisons en Égypte, le sang du Christ protège de la condamnation et ouvre le chemin de la liberté spirituelle.
Lien avec le serviteur souffrant d’Ésaïe
La substitution pénale s’appuie aussi sur l’image du serviteur souffrant d’Ésaïe 53, dont les souffrances sont interprétées comme vicariales, c’est-à-dire subies à la place du peuple.
- Ésaïe 53:4-5 : « Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé. (…) Il a été blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités. Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui. »
- Ésaïe 53:6 : « L’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. »
Ces versets sont relus par les auteurs du Nouveau Testament comme annonçant la croix : le serviteur souffre en lieu et place du peuple, pour qu’il soit réconcilié avec Dieu.
👉 Ainsi, pour les tenants de la substitution pénale, les trois grandes images bibliques convergent :
- Jésus est l’agneau pascal qui protège et libère,
- le sacrifice parfait de Yom Kippour qui purifie et pardonne,
- et le serviteur souffrant qui prend volontairement sur lui les fautes du peuple.
2. Hypothèse de la satisfaction vicaire (catholicisme) #
Résumé : Dans la théologie catholique, Jésus n’endure pas une peine pénale à notre place. Par sa fidélité et son obéissance parfaite, jusqu’à la mort, il offre à Dieu un sacrifice d’amour qui « satisfait » sa justice et restaure l’ordre divin. Le pardon découle de ce don total.
Passages bibliques :
Jean 10:17-18 : « Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre: tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père. » → Jésus offre sa vie librement en signe d’amour et d’obéissance.
Hébreux 9:14 : « Combien plus le sang de Christ, qui par un esprit éternel s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il notre conscience des œuvres mortes, afin que nous servions le Dieu vivant ! » → Le sacrifice a valeur d’offrande parfaite qui satisfait Dieu.
Saint Anselme de Cantorbéry (Cur Deus Homo, II, 6) : « Il n’était pas convenable que Dieu remît les péchés par un simple acte de volonté, sans exiger de satisfaction. Mais aucun homme, étant pécheur, ne pouvait offrir cette satisfaction. Il fallait donc qu’un homme sans péché, et qui fût aussi Dieu, offre à Dieu ce qui lui était dû. »
→ Pour Anselme, seule l’obéissance et l’amour parfait du Christ, vrai homme et vrai Dieu, pouvaient « satisfaire » à l’honneur de Dieu offensé par le péché.
Qui soutient cette hypothèse? L’Église catholique
Voici ce que dit explicitement le Catéchisme de l’Église catholique (CEC) :
CEC §615 : « « Comme par la désobéissance d’un seul, tous ont été constitués pécheurs, ainsi par l’obéissance d’un seul, tous seront constitués justes » (Rm 5, 19).
Par son obéissance jusqu’à la mort, Jésus a accompli la substitution du Serviteur souffrant qui “s’est offert en sacrifice expiatoire”, “portant le péché des multitudes” qu’il “justifie en s’accablant lui-même de leurs fautes” (Is 53, 10-12). Jésus a réparé pour nos fautes et satisfait pour nos péchés au Père. »
CEC §616 : « C’est « l’amour jusqu’à la fin » (Jn 13, 1) qui confère sa valeur rédemptrice au sacrifice du Christ : « L’amour du Christ nous presse » (2 Co 5, 14). « Le Fils de Dieu m’a aimé et s’est livré pour moi » (Ga 2, 20). »
Son amour embrasse tous les hommes et s’accomplit « jusqu’au bout » (Jn 13, 1).
Lien avec l’agneau pascal
Le Christ est vu comme l’Agneau offert en sacrifice, non pas tant pour subir une peine, mais comme offrande d’amour.
CEC §608 : « Jean Baptiste, après avoir accepté de baptiser Jésus au milieu des pécheurs, l’a désigné comme l’Agneau de Dieu, “qui enlève le péché du monde” (Jn 1,29 ; cf. Jn 1,36).
Il manifeste ainsi que Jésus est à la fois le Serviteur souffrant qui se laisse mener à l’abattoir en silence (cf. Is 53,7 ; Jr 11,19) et l’agneau pascal, symbole de la rédemption d’Israël lors de la première Pâque (cf. Ex 12,3-14).
Toute la vie du Christ exprime sa mission : “Servir et donner sa vie en rançon pour la multitude” (Mc 10,45). »
→ L’agneau pascal trouve son accomplissement dans l’offrande volontaire du Christ.
Lien avec Yom Kippour
L’accent est mis sur le caractère sacrificiel et purificateur de l’offrande de Jésus.
Hébreux 9:14 : « combien plus le sang de Christ, qui, par un Esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant ! »
CEC §615 : « Comme par l’obéissance d’un seul la multitude sera constituée juste (Rm 5,19), ainsi le Christ, en s’offrant lui-même pour nos péchés, s’est fait “jusqu’à la mort” obéissant (Ph 2,8).
Par son obéissance jusqu’à la mort, Jésus a accompli la substitution du Serviteur souffrant qui “s’est offert en sacrifice expiatoire”, alors qu’il “portait le péché des multitudes”, qu’il “justifiait les multitudes tout en portant lui-même leurs péchés” (Is 53,10-12).
Jésus a réparé pour nos fautes et satisfait au Père pour nos péchés. » → Comme pour Yom Kippour, le sacrifice exprime la purification et la réconciliation, mais ici de manière définitive.
Lien avec le serviteur souffrant (Ésaïe 53)
Le Catéchisme identifie directement la mort du Christ avec la figure du Serviteur d’Isaïe.
- CEC §615 (ci-dessus) : Jésus « a accompli la substitution du Serviteur souffrant qui “s’est offert en sacrifice expiatoire” (Is 53,10-12) ».
→ Son obéissance et son amour « satisfont » la justice divine et réparent la faute.
👉 Ainsi, dans la théologie catholique, les trois images convergent :
- Jésus est l’agneau pascal, offert librement,
- il accomplit le sacrifice purificateur de Yom Kippour,
- et il assume le rôle du serviteur souffrant, dont l’obéissance et l’amour réparent l’offense du péché.
3. Hypothèse de la victoire sur les puissances (Christus Victor) #
Résumé : Dans cette lecture, Jésus meurt et ressuscite pour vaincre les puissances du mal, la mort et le diable. Sa croix n’est pas un paiement mais une libération, un triomphe qui délivre l’humanité de l’esclavage spirituel.
Passages bibliques :
Marc 10:45: « Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs. »
→ Sa mort libère l’humanité, elle n’est pas un paiement mais une délivrance.
Colossiens 2:15 : « Il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix. »
→ Par la croix, Jésus triomphe des puissances spirituelles hostiles.
Hébreux 2:14-15 : « Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, lui aussi y a participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable, et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude. » → La croix détruit le pouvoir du diable et libère les croyants.
Qui soutient cette hypothèse ?
Dans l’Antiquité chrétienne : c’était l’interprétation dominante des premiers siècles.
- Les Pères de l’Église comme Irénée de Lyon, Origène, Grégoire de Nysse ou Augustin ont compris la croix comme une victoire cosmique de Dieu sur Satan et la mort.
- On l’appelle aussi parfois la « théorie de la rançon » (Christus Victor), car la mort de Jésus est vue comme le prix qui libère l’humanité des puissances mauvaises.
Au Moyen Âge : cette idée est peu à peu remplacée par la théorie de la satisfaction d’Anselme (XIᵉ siècle), qui devient dominante en Occident.
À l’époque moderne : elle a été redécouverte et remise en valeur, notamment par le théologien luthérien Gustaf Aulén dans son livre Christus Victor (1931).
Aujourd’hui :
- Elle n’est plus la théorie « officielle » d’aucune grande Église, mais elle reste présente dans la théologie orthodoxe orientale (accent sur la résurrection comme victoire sur la mort).
- Elle est aussi reprise dans certains cercles protestants (notamment luthériens, anglicans et évangéliques progressistes) comme une alternative plus positive et moins juridique à la substitution pénale.
4. Hypothèse de la révélation de l’amour de Dieu #
Résumé : La croix n’est pas avant tout un prix payé, mais la révélation ultime de l’amour de Dieu. Jésus va jusqu’au bout de son don, montrant que rien ne peut nous séparer de son amour. Sa mort suscite la repentance et la foi, et sa résurrection confirme la victoire de cet amour.
Passages bibliques :
Jean 3:16-17: « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.
Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. » → La croix révèle l’amour du Père et son désir de sauver.
Romains 5:8 : « Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. » → La mort de Jésus est preuve de l’amour divin, non condition d’un pardon.
1 Jean 4:9-10 : « L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui.
Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés. » → La croix manifeste avant tout l’initiative de l’amour divin.
Qui soutient cette hypothèse ?
Origine historique : on retrouve une première formulation de cette idée au XIIᵉ siècle chez Pierre Abélard (1079-1142). Il s’opposait à l’interprétation juridique de la satisfaction d’Anselme et insistait au contraire sur l’amour : la croix est la plus grande preuve de l’amour de Dieu, qui attire les hommes à la conversion.
- Abélard écrit :
« Notre rédemption s’accomplit par l’amour qui nous est inspiré par la passion du Christ. Cet amour nous donne la victoire sur le péché et nous attire à lui. »
- Abélard écrit :
Développement moderne :
- Cette hypothèse a été largement reprise par des théologiens protestants libéraux et catholiques modernes, qui mettent en avant une compréhension non juridique du salut.
- Elle est aujourd’hui défendue dans certains courants œcuméniques et progressistes, où l’accent est mis sur le caractère relationnel et existentiel de la croix.
Aujourd’hui :
- Elle n’est pas la doctrine officielle d’aucune grande Église, mais elle est largement présente dans la prédication contemporaine, surtout dans les milieux protestants libéraux, anglicans, catholiques ouverts et évangéliques progressistes.
- Elle séduit car elle répond aux objections morales posées à la substitution pénale : Dieu n’est pas vu comme exigeant la mort de son Fils, mais comme révélant son amour au monde.
- Elle est mentionné implicitement sur un site officiel de l’Eglise catholique de France.2
Conclusions #
Au fil de l’histoire, plusieurs théories ont été élaborées pour comprendre le sens de la mort de Jésus :
- la substitution pénale, où il prend sur lui le châtiment du péché,
- la satisfaction vicaire, où son obéissance et son amour réparent l’offense faite à Dieu,
- la vision de Christus Victor, où sa croix et sa résurrection triomphent des puissances du mal,
- et enfin la lecture de la révélation de l’amour de Dieu, où la croix manifeste de manière ultime son amour qui attire les hommes à la conversion.
Ces interprétations reposent sur des compréhensions différentes de la justice de Dieu, du rôle du sacrifice et du sens de l’amour divin.
👉 Alors, quelle interprétation choisir ?
Dans le prochain chapitre, nous explorerons cette question à travers un dialogue fictif entre un défenseur de la théorie de l’expiation et un partisan de la théorie de l’amour, afin de mieux saisir les forces et les limites de chaque approche.