Question 2

La science ment : la Bible, la Torah et le Coran disent que la terre a été créé il y a quelques milliers d’années.

L’idée que la Terre aurait été créée il y a quelques milliers d’années seulement reste vivante aujourd’hui dans certains courants religieux littéralistes. On la retrouve principalement :

  • chez des chrétiens fondamentalistes (surtout évangéliques anglophones), qui lisent le livre de la Genèse comme un récit historique exact ;
  • dans certains milieux juifs ultra-orthodoxes, qui s’appuient sur le calendrier hébraïque (Anno Mundi) pour situer la création autour de 3760 av. J.-C. ;
  • et aussi chez quelques penseurs ou prédicateurs musulmans contemporains1.

Selon un sondage Gallup de 20242, 33 % des Américains pensent que Dieu a créé les êtres humains dans leur forme actuelle à un moment donné au cours des 10 000 dernières années environ.

Les autres réponses se répartissent ainsi :

  • 26 % estiment que les humains ont évolué sous la direction de Dieu (évolution théiste) ;
  • 36 % pensent que les humains ont évolué sans intervention divine (évolution naturaliste) ;
  • 5 % n’ont pas d’opinion.

Ces chiffres montrent qu’environ un tiers des Américains adhèrent à une conception « jeune » de la création, proche de l’idée que la Terre et l’humanité auraient moins de 10 000 ans.
Cette proportion est en baisse constante depuis les années 1990, où elle atteignait environ 47 %. En 2014, cette proportion était de 42%.

Une autre étude du Pew research center de 2014 montre que 34% des Américains ne croient pas que les humains ont évolué.

La majorité de ces personnes sont croyantes et interprètent littéralement leur texte sacré. À leurs yeux, ce dernier a plus de poids que n’importe quel autre écrit ou résultat scientifique. Dès lors, la seule conclusion possible est que la science se trompe — ou ment.

Evolution statistics

📜 D’où vient cette estimation de approx 6000-7000 ans pour l’âge de la terre ? #

✡️ a) La Torah (tradition juive) #

La Torah (les cinq premiers livres de la Bible hébraïque) raconte la création du monde dans Genèse 1–2, sans indiquer de date.
Les rabbins de l’Antiquité ont cherché à reconstituer la chronologie en additionnant les âges des patriarches (Adam, Noé, Abraham, etc.) et les durées de règnes mentionnées dans les textes. Ces calculs ont conduit au calendrier hébraïque.

Le calendrier hébreu sert à calculer les dates des fêtes religieuses, et fait débuter l’an un à la date supposée de la création du Monde (Anno Mundi=“année du monde”, abrégé souvent A.M.). Cette date a été calculée en utilisant toutes les dates citées dans la Torah à propos des différentes personnes et des générations pour remonter jusqu’à Adam. Le premier jour du calendrier ainsi calculé correspond au lundi 7 octobre -3761 du calendrier julien (-3761 signifiant 3761 avant J.-C., convention selon laquelle l’année -1 précède immédiatement l’année 1 après J.-C.). Le premier jour de la création du Monde est réputé être le dimanche 6 octobre -3761, le premier jour de la première année du calendrier a commencé le soir de ce premier jour pour finir le soir du lundi 7 octobre -3761. Ce calcul est tardif puisqu’il a été réalisé par le patriarche Hillel II en l’an 359 du calendrier julien.

Selon cette tradition, en 2025, nous serions en l’an 5786 après la création3.

Seule une minorité ultra-orthodoxe croit encore littéralement que la création a eu lieu il y a environ 5 786 ans. La grande majorité des Juifs — y compris religieux pratiquants — lisent ce chiffre comme symbolique, non comme une estimation scientifique de l’âge de la Terre. C’est une convention religieuse et culturelle, comparable à notre calendrier grégorien qui part symboliquement de la naissance du Christ.


🕎 b) La Bible (tradition chrétienne) #

La datation « jeune Terre » la plus connue vient de James Ussher, archevêque anglican (1581–1656), qui publia Annales veteris testamenti en 16504.
En se basant sur une lecture littérale de l’Ancien Testament, il conclut que :

« La création eut lieu en 4004 avant J.-C., un dimanche 23 octobre à 18 heures. »

James Ussher est arrivé à cette conclusion en sa basant sur les généalogies bibliques, en additionnant les âges des patriarches depuis Adam jusqu’à Jésus.

Ussher
Chronologie de Ussher (creation.com)

Depuis, les limitations de sa méthode ont été clairement établis et certain ont tenté de donner de meilleurs estimations toute en gardant la même méthode générale56.
Dans une vidéo YouTube7, son auteur présente une application qui permet de calculer l’âge de la terre (biblecalculator.net) en choisissant la source (texte massorétique, Septante, Pentateuque samaritain, Flavius Josèphe, etc.), l’âge des patriarches (e.g. Adam),..


☪️ c) Le Coran (tradition islamique) #

Le Coran ne fournit aucune date de création. Il déclare que Dieu a créé « les cieux et la terre en six jours (sittati ayyām) » — terme qui peut désigner six phases, non six jours de 24 heures (Coran 7:54, 10:3, 32:4).

Certaines sources musulmanes médiévales, influencées par les traditions juives (Isrā’īliyyāt), ont proposé une chronologie d’environ 7000 ans, mais ces chiffres ne proviennent pas du texte coranique8.

En plus des traditions religieuses non-musulmanes, il y a aussi un Hadîth (donc une parole attribuée au Prophète Muhammad - sur lui la paix) qui précise l’âge de l’univers : on prête ainsi au Prophète ces mots9:

“Le monde (dure) 7000 ans. Et je suis dans le dernier millénaire”.

Cependant, ce hadith est considéré comme très faible (ḍaʿīf) ou même inventé (mawḍūʿ) par de nombreux savants classiques et contemporains — parmi eux Ibn al-Jawzī et Muḥammad Nāṣir al-Dīn al-Albānī. Ce point est notamment rappelé dans plusieurs analyses modernes, comme sur maison-islam.com9.

Ainsi, aucune source authentique de l’islam ne fixe l’âge du monde, et la tradition islamique dominante laisse ce sujet ouvert. Dans le monde musulman actuel, quelques prédicateurs médiatiques défendent une lecture littérale proche du créationnisme chrétien, mais de nombreux penseurs musulmans adoptent une lecture contextuelle, où le Coran enseigne le sens de la création plutôt qu’un calendrier cosmologique.


Pourquoi il est impossible d’estimer précisément l’âge de la terre à partir de l’ancien testament #

1. Les généalogies bibliques sont incomplètes et divergentes #

Définition de “engendrer”:

Ce que les anciens appelaient “engendrer” ne signifiait pas “père biologique direct”. Dans les textes hébreux, le mot yalad (ילד), souvent traduit par « engendra », peut aussi signifier :

  • « fut l’ancêtre de »
  • « descendit de sa lignée »
  • ou même « fut de la maison de »

Autrement dit, dire qu’« Untel engendra Untel » ne veut pas nécessairement dire « père → fils immédiat », mais peut couvrir plusieurs générations.

Les généalogies bibliques sont incomplètes:

Dans Matthieu 1:8, on lit :

« Joram engendra Ozias. »

Mais si l’on compare avec 1 Chroniques 3:11-12, on voit qu’il manque trois générations :

«10 Le fils de Salomon fut Roboam. Roboam engendra Abija, Abija engendra Asa, Asa engendra Josaphat.
11 Josaphat engendra Joram, Joram engendra Achazia, Achazia engendra Joas,
12 Joas engendra Amatsia, Amatsia engendra Azaria (appelé Ozias), Azaria engendra Jotham.»

Donc: Joram → Achazia → Joas → Amatsia → Ozias Ainsi Matthieu a délibérément sauté trois noms pour des raisons littéraires : il veut organiser sa liste en trois blocs de 14 générations, pour des raisons symboliques.
C’est la preuve que « engendra » ne signifie pas toujours « immédiatement engendra ».

Une fonction théologique, pas chronologique

Les généalogies de la Bible servent avant tout à :

  • montrer la continuité d’une promesse divine (de Noé à Abraham, puis à David, puis au Messie) ;
  • légitimer une lignée sacerdotale ou royale ;
  • organiser la mémoire du peuple d’Israël.

Elles n’avaient pas pour but d’établir l’âge du monde, ni de fournir une chronologie complète et exacte.

En Genèse 11 (de Sem à Abraham), chaque génération suit le même schéma :

« Untel vécut X ans et engendra Untel, puis il vécut Y ans et engendra des fils et des filles. »

Mais ce format est typique des généalogies structurées du Proche-Orient ancien : un cadre fixe, souvent symbolique, et non un registre civil.
On retrouve d’ailleurs des constructions similaires dans les listes royales sumériennes ou babyloniennes, où les âges et durées sont manifestement stylisés.

Dans Matthieu 1, les générations sont organisées en 3 groupes de 14 :

« De Abraham à David, 14 générations ; de David à la déportation à Babylone, 14 ; et de la déportation jusqu’à Christ, 14. »

Le chiffre 14 correspond à la valeur numérique du nom “David” (דוד) en hébreu :
4 + 6 + 4 = 14.

Ainsi, Matthieu ne cherche pas la précision historique, mais à montrer que Jésus accomplit la lignée davidique.


2. Les nombres ont souvent une valeur symbolique #

Les anciens auteurs structuraient souvent la mémoire selon des nombres symboliques, plus porteurs de sens que de chiffres exacts. Exemples:

NombreSens symboliqueExemple
7perfection, achèvementles 7 jours de la Création
40temps d’épreuveDéluge, Moïse au Sinaï, Jésus au désert
1000plénitude, immensité« à Dieu appartiennent mille collines » (Ps 50 : 10)

→ Ces nombres expriment un message spirituel, pas un calendrier précis.

Même remarque pour le mot hébreu yôm (jour) dans Genèse 1 :
il peut désigner une période indéterminée, pas forcément 24 heures.

Le texte vise à enseigner que Dieu est l’origine de tout, pas à préciser une durée physique.

Le Coran parle lui aussi d’une création « en six jours » (sittati ayyām), mais ajoute ailleurs :

« Un jour auprès de ton Seigneur est comme mille ans de ce que vous comptez. »
Sourate 22 : 47

Ce verset relativise toute lecture littérale du mot jour et montre que la notion de temps divin diffère du temps humain.


3. L’âge des patriarches varie selon les sources #

Les manuscrits anciens donnent des âges différents pour les mêmes patriarches, selon les traditions :

PatriarcheTexte hébreu (Massorétique)Septante (LXX, grecque)Pentateuque samaritain
Âge d’Adam à la naissance de Seth130 ans230 ans130 ans
Âge de Seth à la naissance d’Énos105 ans205 ans105 ans
Durée totale avant le Déluge1656 ans2242 ans1307 ans

→ Trois chronologies issues du même récit, mais qui diffèrent de près d’un millénaire !

Ces variations montrent que les copistes anciens n’accordaient pas une importance absolue aux chiffres. Ils pouvaient les adapter pour des raisons linguistiques, théologiques ou culturelles.

De plus, certains chiffres peuvent être ronds ou symboliques (comme 120 ans pour la vie humaine maximale dans Genèse 6:3).
Ils expriment une idée — la limite, la fragilité, la grâce du temps accordé — plutôt qu’une mesure scientifique.


L’âge de la Terre selon la science #

Les informations ci-dessous sont inspirées de la vidéo éducative “The History of the Age of the Earth (1st Year Science Education)” 10 et d’un article de ACCES – ENS Lyon 11, qui retrace l’évolution des connaissances sur la formation et l’âge de notre planète — depuis les anciennes estimations religieuses jusqu’aux mesures scientifiques modernes fondées sur la radioactivité.


1. Premières tentatives de datation scientifique #

Avant l’apparition de la radioactivité, les savants cherchaient déjà à estimer l’âge de la Terre par des méthodes physiques ou géologiques. Ces approches, encore imparfaites, ont ouvert la voie à une compréhension scientifique du temps géologique.

  • Buffon et le refroidissement de la Terre
    En 1779, Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon, réalisa des expériences de physique pour estimer la durée du refroidissement de la Terre.
    Il fit chauffer des sphères métalliques, les laissa refroidir, puis extrapola le temps que mettrait une Terre initialement en fusion à perdre sa chaleur.
    Il obtint un âge d’environ 75 000 ans pour la Terre — un chiffre minuscule selon nos standards actuels, mais déjà considérablement plus long que les estimations bibliques traditionnelles.
    Cette méthode fut la première tentative expérimentale d’évaluation de l’âge terrestre.

  • Les dépôts sédimentaires
    Au XIXᵉ siècle, les géologues commencèrent à mesurer l’accumulation progressive des couches de sédiments. En estimant le taux de dépôt (par exemple : 1 mètre de sédiment = 1 000 ans) et l’épaisseur totale observée dans certaines régions, ils déduisirent des durées de plusieurs centaines de millions d’années.
    Cette méthode montrait que la Terre devait être extrêmement ancienne, bien au-delà des 6 000 ans de la chronologie biblique, mais elle restait approximative : les taux de sédimentation varient énormément selon les environnements.

  • Kelvin et la thermodynamique du refroidissement
    Vers 1862, le physicien William Thomson (Lord Kelvin) proposa une approche fondée sur la thermodynamique : il calcula le temps nécessaire pour que la Terre refroidisse depuis un état initial chaud jusqu’à sa température actuelle. Ses calculs lui donnèrent un âge compris entre 20 et 100 millions d’années.
    Cette estimation, plus faible que celle des géologues, était cohérente avec la physique connue à l’époque, mais elle ignorait un élément essentiel : la chaleur interne produite par la désintégration radioactive, découverte seulement plus tard.

Les limites de ces premières approches : Toutes ces méthodes avaient en commun de supposer que les processus naturels étaient constants et mesurables — une idée novatrice à l’époque.
Mais elles restaient limitées par un manque de connaissances sur les sources d’énergie internes de la Terre et sur les transformations nucléaires.
Elles marquèrent toutefois une étape essentielle : la datation du monde quittait le champ de la théologie pour entrer dans celui de la physique et de la géologie expérimentale.


2. Les datations radiométriques modernes #

La découverte de la radioactivité à la fin du XIXᵉ siècle (par Becquerel, Curie et Rutherford) a révolutionné la compréhension du temps géologique. Les scientifiques ont compris que la désintégration des éléments radioactifs libère de la chaleur et peut servir de chronomètre naturel.
En 1905, Ernest Rutherford proposa pour la première fois d’utiliser ce principe pour dater les roches.
Les premières mesures radiométriques ont alors donné des âges de l’ordre de plusieurs milliards d’années, confirmant que la Terre est bien plus vieille qu’on ne le croyait jusque-là12.

Les méthodes de datation radiométrique reposent sur la désintégration naturelle d’isotopes radioactifs présents dans les minéraux. Chaque isotope instable (appelé isotope parent) se transforme spontanément en un autre élément stable (appelé isotope fils) à un rythme constant, mesuré par sa demi-vie — le temps nécessaire pour que la moitié de la quantité initiale se désintègre.

En mesurant le rapport entre les isotopes parents et fils dans une roche, les scientifiques peuvent déterminer le temps écoulé depuis sa solidification.
Ce principe sert de chronomètre géologique, indépendant de toute considération historique ou textuelle.

Voici les principales méthodes employées :

  • Uranium–Plomb (U-Pb)

    • Cette méthode est l’une des plus précises pour dater les roches très anciennes.
    • L’uranium se désintègre en plomb à travers une chaîne de transformations, avec des demi-vies de plusieurs milliards d’années.
    • On l’applique souvent à des cristaux de zircon, qui emprisonnent les isotopes dès leur formation et restent stables à travers le temps.
    • Elle permet de dater certaines roches de plus de 4 milliards d’années.
  • Potassium–Argon (K-Ar)

    • Le potassium-40 se transforme en argon-40 avec une demi-vie d’environ 1,25 milliard d’années.
    • Comme l’argon est un gaz qui s’échappe lors du refroidissement, sa présence actuelle indique le moment où la roche s’est solidifiée.
    • Cette méthode est très utilisée pour les couches volcaniques et permet aussi d’établir l’âge relatif des fossiles qu’elles contiennent.
  • Carbone-14 (C-14)

    • Le carbone-14 se désintègre en azote-14 avec une demi-vie d’environ 5 730 ans.
    • Il est continuellement absorbé par les êtres vivants ; à leur mort, la quantité diminue à un rythme mesurable.
    • On l’utilise pour dater des matières organiques récentes (jusqu’à 50 000 ans), mais pas pour l’âge de la Terre elle-même.

Les plus vieilles roches connues sur Terre — notamment au Canada (roches d’Acasta) et en Australie (région de Jack Hills) — ont été datées entre 4,0 et 4,3 milliards d’années.
Les météorites, vestiges primitifs du Système solaire, ont donné un âge moyen de 4,56 milliards d’années.

En supposant que ces météorites et les premières roches terrestres se sont formées à la même époque, on en déduit que la Terre elle-même est âgée d’environ 4,54 ± 0,05 milliards d’années.


Les scientifiques auraient-ils un intérêt à mentir ? #

  1. Une hypothèse hautement improbable
    Les découvertes sur l’expansion de l’univers, la *radioactivité, la lumière des galaxies, la géologie ou encore la thermodynamique proviennent de domaines scientifiques totalement indépendants, souvent vérifiés et reproduits dans des milliers de laboratoires à travers le monde. Imaginer une “conspiration scientifique mondiale” supposerait que des centaines de milliers de chercheurs, dans des pays, cultures et systèmes politiques différents, aient coordonné leurs travaux pour entretenir le même mensonge pendant plusieurs générations.
    Une telle hypothèse est logistiquement impossible et psychologiquement absurde : elle reposerait sur un degré de coopération, de secret et d’endoctrinement sans précédent dans l’histoire humaine.

  2. Aucune motivation crédible

    • Un chercheur qui prouverait que la Terre n’a que 6000 ans serait immédiatement célèbre : il renverserait des siècles de connaissances et obtiendrait un prix Nobel.
    • Les carrières scientifiques reposent sur la réfutation et la découverte, pas sur la répétition d’un consensus.
    • En réalité, affirmer que l’univers a eu un commencement n’a longtemps pas arrangé les scientifiques : lorsque la théorie du Big Bang fut proposée, beaucoup — y compris Einstein lui-même — la rejetèrent parce qu’elle semblait trop proche de l’idée religieuse de “création”13. Ainsi, si “complot” il y avait, il aurait plutôt consisté à nier un commencement qu’à l’affirmer.
  3. Une tension d’ordre philosophique, non scientifique
    La science n’a pas pour mission de confirmer ou d’infirmer l’existence de Dieu : elle décrit le comment, pas le pourquoi. Certains scientifiques adoptent une lecture matérialiste du monde, d’autres une lecture spirituelle ; mais les faits mesurés — expansion cosmique, désintégration radioactive, âge des roches — restent les mêmes.
    C’est donc l’interprétation philosophique des résultats qui diverge, pas la science elle-même.


Conclusion #

La science a montré, de manière convergente, que la Terre est bien plus ancienne que ce que certains avaient déduit d’une lecture littérale de la Bible ou de la Torah.
Au cours du dernier siècle, cette estimation a été affinée grâce à plusieurs méthodes indépendantes — géologie, thermodynamique, physique nucléaire, datation radiométrique — et confirmée par des chercheurs de nombreux pays, issus de traditions et d’écoles différentes.

Une telle convergence, fondée sur des observations mesurables et reproductibles, rend très improbable l’idée que l’ensemble de la communauté scientifique ait pu falsifier ses résultats.
Les données accumulées indiquent toutes une Terre âgée en tout cas de plusieurs millions d’années, ce qui dépasse de très loin les estimations symboliques issues des textes religieux anciens.


Références #


  1. Maison de l’Islam – “L’âge de l’univers est-il de 6000, de 7000 ans ?” https://www.maison-islam.com/articles/?p=290 ↩︎

  2. Gallup Poll — Majority in U.S. Still Credits God With Human Origins (22 mai 2024). https://news.gallup.com/poll/647594/majority-credits-god-humankind-not-creationism.aspx ↩︎

  3. Talmud Bavli, Avodah Zarah 9a ; Seder Olam Rabbah (IIᵉ s.) ; Maïmonide, Mishneh Torah ↩︎

  4. Ussher, J. (1650). Annales veteris testamenti. Dublin: Ex Typographeo Academico. ↩︎

  5. Creation.com — “Chronology and Chronogenealogies of Ussher”. https://creation.com/en/articles/chronology-chronogenealogies-ussher ↩︎

  6. Creation.com — “Age of the Earth”. https://creation.com/en/articles/age-of-the-earth ↩︎

  7. YouTube — How Old Is the Earth? Ussher’s Biblical Calculator. https://youtu.be/IV2eflI-WhY?si=O1fByWNXdHICGpd2 ; voir aussi https://biblecalculator.net ↩︎

  8. Al-Ṭabarī, Chroniques des prophètes et des rois ; Ibn Kathīr, Al-Bidāya wa-n-Nihāya↩︎

  9. Maison de l’Islam — discussion du hadith “le monde 7000 ans”. https://www.maison-islam.com/articles/?p=290 ↩︎ ↩︎

  10. “The History of the Age of the Earth (1st Year Science Education)” ( YouTube↩︎

  11. ACCES – ENS Lyon, “Les chronologies mosaïques et la naissance de la datation isotopique”[Lien]( https://acces.ens-lyon.fr/acces/thematiques/limites/Temps/datation-isotopique/comprendre/les-chronologies-mosaiques ↩︎

  12. Rutherford, E. (1905). Radioactive Transformations. Cambridge University Press. ↩︎

  13. Einstein, A. (1931). Lettre à Georges Lemaître — rejet initial du modèle du Big Bang. ↩︎

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